Thèse – Potentiel de la biodiversité dans la construction de Technosols à partir de déchets urbains

Thèse – Potentiel de la biodiversité dans la construction de Technosols à partir de déchets urbains

Informations

Charlotte PRUVOST
Le mercredi 12 décembre 2018 à 13h30.
Salle 019 (ex-salle des Thèses), bât. P
UPEC (94 Créteil), Faculté de sciences et technologie.
Doctorante dans l'équipe BioDis du département DCFE, vous convie à la soutenance de sa thèse
Michaël AUBERT - professeur Université de Rouen (examinateur)
Apolline AUCLERC - maître de conférences Université de Lorraine (examinatrice)
Manuel BLOUIN - professeur Université de Dijon (directeur de thèse)
Nathalie MACHON - professeur MNHN (rapporteure)
Geoffroy SERE - maître de conférences Université de Lorraine (rapporteur)
Benjamin TILLIET - directeur du développement ECT (invité)
Les besoins en terre végétale pour l’aménagement d’espaces verts urbains induisent un prélèvement de sols agricoles ou naturels. D’autre part, des volumes considérables d’horizons profonds excavés lors de la construction de bâtiments sont mis en décharge en périphérie des villes, avec un impact sur l’environnement. Le recyclage de ces déchets inertes pour la construction de sols des espaces verts apparaît comme une solution prometteuse. Il est toutefois nécessaire de s’assurer que ces Technosols construits peuvent accueillir une diversité végétale et animale pour délivrer des services écosystémiques, comme propose de le faire ce travail de thèse. La composition des mélanges de matériaux (horizons profonds, compost de déchets verts, béton concassé) a été manipulée dans une expérimentation de 4 000 m² en collaboration avec l’entreprise ECT et le CD 93. Un suivi de quatre ans a montré que le compost utilisé était responsable de la mort de certains arbres, mais qu’associé au béton, il augmentait fortement leur vitesse de croissance et de colonisation par la macrofaune. En usage prairial, l’ajout de compost a augmenté la production de biomasse et modifié l’assemblage de la communauté végétale, en favorisant les espèces compétitives, mais pas de la macrofaune. Dans une expérience en mésocosmes visant à étudier le lien entre diversité végétale et productivité, une complémentarité entre espèces a été observée pour une des trois communautés, à un niveau de fertilité intermédiaire. Il est donc possible d’améliorer la productivité primaire de nouveaux écosystèmes en manipulant la composition des mélanges de matériaux tout en évitant la dominance de certaines espèces, afin de conserver des communautés diversifiées.
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