• AFES - Association Française pour l'Étude du Sol
  • L’AFES est la branche française de l'Union Internationale de Science du Sol (IUSS, International Union of Soil Science)
  • Langue : fr
  • Licence :cc
  • Numéro :4
  • Volume :7
  • Format :texte
  • Taille :385-394
  • Résumé :

    La détermination de la biomasse microbienne (BM) est un outil indispensable à l’étude du fonctionnement microbiologie des sols. Les méthodes couramment utilisées imposent des mesures sur sol frais. Cette contrainte est souvent difficile à surmonter lors d’études de terrain. Cette étude a pour objectif de préciser les effets d’un séchage préalable de l’échantillon suivi d’une réhumectation avant la mesure de biomasse microbienne par rapport à une mesure faite sur échantillon frais et d’apporter quelques commentaires comparatifs sur deux techniques biocidales d’évaluation de la biomasse microbienne d’un sol. Les deux méthodes biocidales testées sont la méthode de fumigation extraction (FE) (Amato at Ladd, 1988) et la méthode de fumigation incubation (FI) (Jenkinson et Powlson, 1976), dans lesquelles les microorganismes sont tués sous l’action du chloroforme. Pour simuler différentes étapes de la conservation des échantillons de sol, ces mesures ont été réalisées sur des échantillons de sol frais, puis séchés à l’aire et enfin reconditionnés à l’humidité initiale et incubés 7 jours. Les échantillons ont été pré-incubés durant 7 jours à différentes humidités : 5 % (H5), 100 % (H100) et 300 % (H300) de la capacité de rétention. Les mesures ont été sur un sol ferrugineux sableux, enrichi (traitement F) ou non (traitement T) par apport de fumier de 20 g kg-1 (équivalent à 30 t MS ha-1). Sur sol frais, la BM du sol amendé en fumier est significativement supérieure à celle du sol seul mais l’effet du fumier est plus marqué qu, la BM est mesurée par la FI. Quelque soit la méthode, la BM ne dépend pas du niveau d’humidité initiale à l’exception de H5 où la BM mesurée est quasiment nulle. Après séchage sans réhumectation, la BM est très faible quelque soit la méthode et l’humidité du sol avant séchage. Si le sol est réhumecté et incubé, les résultats obtenus par les deux méthodes ne permettent pas de retrouver la BM du sol frais. Cependant, la FE permet de conserver les différences qui existaient entre les traitements avec et sans fumieranque l’on soit à H100 ou H300. Ce dernier procédé (séchage-réhumectation-incubation) ne permet donc pas d’estimer la BM réelle d’un sol frais même si la FE en préserve le caractère discriminant. Le reconditionnement du sol après son séchage à l’air ne permet pas le développement des microorganismes à des seuils équivalents à ceux mesurés dans un sol frais. Il est donc essentiel, dans un objectif de détermination de la BM réelle, in situ, de conserver les sols à l’état frais. Our cela, nous recommandons la méthode de conservation testée, sur des sols tempérés, et préconisées par Chaussod et al. (1986). Elle consiste à maintenir les échantillons de sols à leur humidité d’origine et à des températures comprises entre 4 °C et 10 °C.

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