Une planification inadéquate de l’échantillonnage des sols incluant un choix inapproprié de la période d’échantillonnage, une couverture spatiale insuffisante, une préparation inadéquate des échantillons et une méconnaissance des biais analytiques en laboratoire compromet l’interprétation des analyses, entraîne des recommandations erronées pour l’application d’amendements et d’engrais, et peut conduire à des restrictions inappropriées en matière de protection de l’environnement. Notre analyse de la variabilité et de l’autocorrélation temporelle des indicateurs du diagnostic agroenvironnemental des sols au Québec a permis d’optimiser la représentativité des périodes d’échantillonnage, ainsi que de déterminer le nombre minimal de sous-échantillons requis pour caractériser ces indicateurs en fonction des spécificités des champs agricoles. Les principaux résultats de cette étude s’organisent en cinq strates de variation, classées par ordre d’importance : i) Variation temporelle : Une représentativité temporelle adéquate est assurée en excluant une fenêtre de 12 à 15 semaines durant l’été. Indépendamment de la période d’échantillonnage choisie, les prélèvements doivent être effectués dans une fenêtre de quatre semaines; ii) Variation ponctuelle : Le nombre minimal de sous-échantillons nécessaires pour constituer un échantillon composite dépend de la superficie du champ, de son mode de gestion, de sa texture et de son niveau de saturation en phosphore; iii) Variation ponctuelle : L’usage de deux types de sondes est recommandé : la prosonde et la sonde Oakfield; iv) Préparation des échantillons : La température de séchage et la granulométrie de broyage doivent être standardisées pour assurer l’homogénéité des analyses entre les différents laboratoires au Québec; Variation au laboratoire : Il est essentiel d’éviter l’artefact lié à la prise de masse de l’échantillon et de tenir compte de la méthode de dosage du phosphore et de l’aluminium. Cette recherche a conduit à l’élaboration d’un Guide intitulé « Échantillonnage conventionnel des sols agricoles au Québec – De la planification à l’envoi au laboratoire », visant à harmoniser les pratiques d’échantillonnage et à améliorer la fiabilité des diagnostics agroenvironnementaux.
Pour plus de détail sur ce travail consulter le guide suivant « Échantillonnage conventionnel des sols agricoles au Québec – De la planification à l’envoi au laboratoire » au lien suivant:
https://www.craaq.qc.ca/publications-du-craaq/echantillonnage-conventionnel-des-sols-agricoles-au-quebec-%E2%80%93-de-la-planification-a-l_envoi-au-laboratoire/p/PSOL0102-PDF
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